Reviews
Crime Music: Bernard Herrmann Revisited
XXI Productions Inc.
The Star
Published: June 16, 2009
(XXI)


( out of 4)
The soundtrack for Hollywood’s so-called Golden Age overflowed with rich melodies puffed up by armies of stringed instruments. Today’s blockbusters strut on the stilts of pounding percussion (the worst offender this year is the Angels & Demons soundtrack, bursting with cheap instrumental and vocal effects). Between these two eras, the pendulum swung toward simplicity. It was the time of Bernard Herrmann (1911-1975), best known for his eerie, spare soundtrack to Alfred Hitchcock’s Psycho. His works use small handfuls of notes to evoke deeper chills than any booming symphony. Montreal composer Antoine Bustros has arranged the music from Psycho into a suite for an octet of strings and winds from his Ensemble Ulysse. It adds colour to Herrmann’s haunting minimalism. Also included on this fascinating CD are six scores for the 1953-54 CBS series Crime Classics. The performers are sharp but, as is the case when most soundtracks are divorced from their visuals, something is lost. What amazes us in a theatre can get dull over a 60-minute audio-only experience. The booklet is excellent.
Musique de Crime
au Festival International de Jazz de Montréal
The Gazette
Published: Monday, July 03, 2006
Saturday
Chamber music moderne, wrapped in a tribute to Hitchcock composer Bernard Herrmann with a clever film noir pastiche video accompaniment, was almost too good to be true in the hands of pianist Antoine Bustros and l’Ensemble Ulysse at the Musee d’art contemporain. This was where the 1920s fantasist Kurt Weill met melodramatic 1940s movie music through the postmodern filter (i.e. a CD soundtrack, Pieces Perdues, for a non-existent film). It was as delightful and intriguing as you might imagine, “in a dark room crossed by a beam of light,” says Bustros, “unaware that music operates while forgotten, you become the beam of light …”. Mission accomplished.
JUAN RODRIGUEZ
Album Reviews
10 mars 2005
Ensemble Ulysse – (Local Distribution)
Pièces perdues
Réjean Beaucage
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“Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage” et, sans doute, traversé des atmosphères variées à souhait, comme celles des pièces recueillies ici. Pièces perdues se présente comme une “bande originale de film inexistant” et c’est tout à fait ça. La musique d’Antoine Bustros voyage entre le smooth jazz, la musique de salon et des airs teintés par les traditions d’Europe de l’Est, évoquant par moments Kurt Weill, Francis Poulenc ou Nino Rota. Belle palette! L’ensemble de neuf musiciens (sax, clarinette, trompette, trombone, violoncelle, contrebasse, guitare et échantillonneur accompagnent le piano du compositeur) traverse cette étendue de styles avec aisance et ensoleille le scénario imaginaire qui défile dans la tête de l’auditeur.
22 janvier 2005
Ensemble Ulysse; Cinéma pour l’oreille
Alain Brunet
La Presse
Il a beaucoup composé pour le cinéma, il a entrepris de se faire son cinéma. Sur ce disque fort agréable, le pianiste Antoine Bustros témoigne d’un imaginaire éclectique, ouvert sur différents styles et différentes pratiques musicales : jazz, tango moderne, électroacoustique, musique répétitive américaine (Philip Glass, particulièrement), esthétique inspirée de grands compositeurs du cinéma Nino Rota, musique classique européenne, musique contemporaine, etc.
À l’écoute de ces Pièces perdues , on peut éviter le piège de la plate identification des genres pour ainsi se laisser guider à travers cette succession d’évocations, soudées avec goût, raffinement et circonspection. Ces Pièces perdues forment un tout cohérent, sensible et élégant, regroupent neuf musiciens de grande qualité, issus d’horizons différents le clarinettiste Mathieu Bélanger, la violoncelliste Véronique Poulin, l’échantillonneur Greg Smith, on en passe. Voilà donc une musique de chambre qui vaut le détour. On ne parle pas ici d’une musique visionnaire, mais bien de l’imaginaire séduisant d’un compositeur chevronné, qui brille peut-être plus dans la synthèse que dans la singularité.

